De la fixation de la pulsion à l'équilibre instable du sinthome

Luc Vander Vennet

Dans son texte, notre collègue du Kring Luc Vander Vennet nous offre une lecture rigoureuse et originale de la place qu’occupe le concept de fixation chez Freud et chez Lacan. Il montre comment ce concept ponctue, pour chacun, des moments cruciaux dans la logique de leurs élaborations de savoir, en regard de l’éthique de la cure, sa conduite et ses fins.

De la fixation de la pulsion à l'équilibre instable du sinthome (1)

Un montage à la manière d’Alexander Calder

Je prélève dans les témoignages sur la passe de Daniel Pasqualin l'inspiration pour ma contribution. Dans un témoignage, il dit à propos d'une scène infantile : Pour moi, quelque chose s'est fixé là. (2) Il ajoute que le scénario de jouissance qui s'y est fixé est un montage à la manière d'Alexander Calder. Un mobile est une sculpture qui est considérée comme faisant partie de l'art cinétique. Comme son nom l’indique, mobile signifie déplaçable, changeant, portable. Les mobiles sont en effet si équilibrés - apparemment non soumis aux lois de la gravité - que, grâce à des points de fixation choisis avec précision, ils se déplacent librement et en permanence dans le courant d'air. Il y a des points de fixation et il y a une mobilité permanente, et les deux créent un équilibre instable. J'emprunte ce terme à Fabian Fajnwaks qui est venu récemment à Gand pour témoigner de sa passe, terme par lequel il nomme le sinthome sur lequel son analyse s'est arrêtée.

Ainsi, nous allons nous fixer sur la fixation de la pulsion pour vaciller comme un mobile vers l'équilibre instable du sinthome comme savoir-y-faire avec la pulsion.

Pulsion et fixation chez Freud

« C'est la fixation dont nous faisons le registre d'explication de ce qui est en somme inexplicable » (3), affirme Lacan dans le Séminaire VII. Il fait ici référence aux Trois essais sur la théorie sexuelle où Freud cite deux concepts qui vont de pair avec la pulsion, en même temps qu'ils sont à l'origine d'un questionnement qui continue à l'animer tout au long de son œuvre. La Fixierbarkeit, ou fixation pour faire court, et la Haftbarkeit (4), qui se traduit par persévération, dit Lacan, alors qu'en allemand elle a aussi une résonance qui implique quelque chose comme une responsabilité ou un engagement. Haften signifie en effet s'accrocher, rester attaché à quelque chose, tandis que Haften für signifie être responsable de quelque chose. Lorsqu'on est Haftbar, on est responsable ou redevable. Il s'agit donc d'un aspect éthique. Avec cela, Lacan fait de la fixation de la pulsion et de l'adhésion non seulement un noyau irréductible - de ce qui est inexplicable - mais aussi un thème éthique central qui concerne tout le collectif analytique et son histoire. Nous verrons immédiatement pourquoi. D’abord, nous nous pencherons brièvement sur certains moments de la fixation dans l'œuvre de Freud.

“Chaque pas sur ce long chemin de développement peut devenir un lieu de fixation” (5) .... qui, comme une sorte de compulsion, pousse la libido à se répéter et lui prescrit ses méthodes pour le reste de sa vie, explique Freud dans les Trois Essais sur la théorie sexuelle. Dans Pulsions et destin des pulsions (6), nous lisons : “Une liaison particulièrement intime de la pulsion à l’objet est mise en relief comme fixation de celle-ci. Elle s’effectue souvent dans les toutes premières périodes du développement pulsionnel et met fin à la mobilité de la pulsion en s’opposant intensément à son détachement.”

La fixation de la pulsion forme un arrêt dans un développement normal de la pulsion vers une supposée pulsion génitale. Freud introduit ainsi une libido qui se déplace, se développe, est mobile en somme, et une libido qui ne se déplace pas, qui est fixe. Une construction caldérienne : un “mobile” et un “fixe”. Ajoutons immédiatement “l'équilibre” et nous comprenons alors pourquoi Lacan dit que la fixation est un thème éthique central. Une grande partie du mouvement analytique est restée fixée sur cette idée de développement et a fait de la psychanalyse une pastorale qui doit conduire à un équilibre normatif avec le monde avec une relation génitale harmonieuse comme morale naturelle (7). Freud, quant à lui, continuera à vaciller sur la corde raide instable de la fixation et à se demander comment expliquer cette fixation. Là où, dans ses Trois essais, il se réfère encore à la polarité entre culture et pulsion, à une concession constitutionnelle, à la précocité et à la stimulation éventuellement accidentelle de la pulsion par autrui, sa remise en cause de cette fixation le conduira finalement à quelque chose au-delà du principe de plaisir qui n'est nullement de l'ordre d'un équilibre génital harmonieux.

Jusqu'alors, la fixation de la pulsion dans son travail ne constituait pas immédiatement une violation du principe de plaisir, puisqu'il y a une restitution du plaisir via le chemin des pulsions partielles. Mais il n’en reste pas là. Presque immédiatement après Pulsions et destin des pulsions, la fixation réapparaît dans Le refoulement et fait l'objet d'une interprétation complètement différente. Freud postule un refoulement originaire qui précède le refoulement proprement dit et qui fait que le représentant psychique (représentatif) de la pulsion ne peut devenir conscient. « Celui-ci s’accompagne d’une fixation; la représentance concernée subsiste, à partir de là, sans modification possible, et la pulsion demeure liée à elle.” (8). Freud bute ainsi sur un noyau structurellement impossible à symboliser, un trou dans l'Autre, auquel la fixation de la pulsion est liée comme un refoulement originaire. Cela l'amènera dans ses travaux ultérieurs, dans son article sur les Constructions en analyse (9) par exemple, à affirmer que dans une analyse il faut faire des constructions car il y a toujours un reste impossible à dire.

Dans L'homme Moïse et la religion monothéiste, Freud lie la fixation à un événement traumatique. L'un des effets du traumatisme est la tentative de le réactiver, d'en revivre la répétition. “On regroupe ces efforts sous les noms de fixation au trauma et de contrainte de répétition.” (10). En parfaite conformité avec ce qu'il a élaboré dans Au-delà du principe de plaisir (11), cette compulsion de répétition n'a rien à voir avec une restitution du plaisir mais avec une jouissance au-delà du principe de plaisir. Il y a une fixation sur un événement traumatique qui laisse des traces irréductibles et crée un déséquilibre permanent qui exclut à jamais une homéostasie harmonieusement équilibrée.

Deux conclusions sur cette brève lecture de la fixation de la pulsion chez Freud. Premièrement : dès le début, Freud rencontre une fixation de la pulsion pour laquelle il cherche tout au long de son œuvre une explication et qui s'avère irréductible. La fixation est en effet le champ d'explication de ce qui ne peut être expliqué, dira Lacan dans le Séminaire VII (12). Ensuite, la place que l'analyste accorde à cette fixation détermine si l'on est dans une éthique pastorale avec la possibilité d'un équilibre harmonieux, ou dans une éthique psychanalytique où un déséquilibre structurel exclut toute harmonie. Cela nécessite des réponses symptomatiques qui sont toujours instables. Je terminerai donc ma lecture de Freud par un passage du Séminaire de Barcelone de Jacques-Alain Miller (13). Il nous rappelle que la conférence de Freud sur Le sens des symptômes (14) est suivie d'une conférence sur Les voies de formation des symptômes (15) dans laquelle le symptôme n'apparaît plus comme une signification mais comme une satisfaction. Dans la transition entre les deux conférences, c'est la conférence sur La fixation (16) qui nécessite le passage d'une lecture du symptôme à la suivante.


Trois moments sur la fixation dans l'œuvre de Lacan

C’est avec l'aide du séminaire L'Être et l'Un de Jacques-Alain Miller (17) que nous aborderons ces trois moments. Chez Lacan aussi, la fixation – qui reçoit aussi d’autres noms comme stagnation ou inertie - est l'indicateur d'un passage dans son enseignement. Pendant longtemps la dialectique (la mobilité) l'emportera sur l'inertie. Au terme de son enseignement, la victoire de la dialectique s'efface au profit de la suprématie d'une inertie irréductible. Cela nécessitera une autre façon de penser la clinique et la lecture du symptôme.

Au début de son enseignement, Lacan situe l'inertie dans l'Imaginaire. Cela apparaît dans le schéma L qui montre comment l'axe imaginaire a-a' forme une barrière stagnante à la dynamique symbolique dialectique A-S. Cette opposition entre une stagnation imaginaire et une dialectique symbolique se retrouve, par exemple, dans Intervention sur le transfert (18). La fixation s’y situe dans le contexte de la question de l'être du sujet. À la question "Qui suis-je ?", le sujet répond en termes d'images dans lesquelles il est emprisonné, « fixé », et jouit narcissiquement de ces images. Elles constituent une barrière à une parole inconsciente, une vérité inconsciente qui demande à être libérée. Le processus analytique est considéré comme un passage libérateur hors du narcissisme. Le sujet prisonnier des fixations imaginaires doit passer par la cage du narcissisme pour libérer le sujet de l'inconscient. La dialectique symbolique triomphe ainsi des fixations imaginaires singulières qui se résorbent dans le langage.

Nous soulignons que dans cet enseignement précoce, la jouissance et le corps sont réduits à l'image du corps et à la forme pure. Le réel de la pulsion et le corps jouissant en tant que substance vivante n'ont aucune place. Dans une seconde période, celle de son enseignement classique, Lacan, avec l'introduction de l'objet a, d'abord comme objet imaginaire, puis comme objet réel autour duquel tourne le circuit de la pulsion, va redonner une place à la jouissance. Une fois de plus, nous voyons apparaître une opposition entre ce qui est mobile et mouvant et ce qui est inerte et fixe. D'une part, il y a le sujet supposé, l’effet de l'articulation des signifiants, qui a un statut fugace, mobile. Il apparaît par surprise - dans une formation de l'inconscient, par exemple - et se dissout et disparaît tout aussi rapidement. Fondamentalement, c'est un lieu vide et il a le statut d'un manque-à-être. Contre cela il va situer une inertie dans l'objet a qui vient couvrir le manque-à-être et fixer le sujet, lui donnant comme semblant une sorte de consistance, d'être.

Le fantasme, comme nouvelle traduction de la fixation, est une construction hybride qui relie ces deux dimensions hétérogènes du sujet mobile qui glisse sous la dialectique des signifiants et de l'objet a comme réel qui fixe le sujet. Il fixe la relation à l'Autre mais il lie aussi une jouissance – la pulsion dans sa formule grammaticale de se faire - à l'Autre. Se faire sucer, se faire chier, se faire voir, se faire entendre (19) etc. Dans le fantasme, le sujet est prisonnier d'une illusion de jouissance qui forme sa vision singulière du réel. Lacan l'appelle effectivement une fenêtre sur le réel qui est en même temps un écran qui recouvre le réel. Il remplace l'écran imaginaire dans le schéma L. Une nouvelle édition d'une cage dans laquelle le sujet est fixé. D'abord la cage du narcissisme, maintenant la cage du fantasme. La fin d'une analyse est désormais considérée comme un passage à travers le fantasme, dans lequel le sujet prend conscience de la fiction avec laquelle il a organisé son monde et dans lequel l'objet, qui bouche le manque, tombe. Le déficit ainsi exposé lance à nouveau la dialectique du désir et libère le sujet d'un poids libidinal qui le figeait. Ainsi la dialectique gagne à nouveau sur la fixation.

Dans l’enseignement ultérieur, le symptôme est finalement le grain de sable qui fait tourner les rouages de cette mécanique bien huilée, qui fusionne le singulier avec une dialectique universelle. Après avoir percé le fantasme, il reste des vestiges symptomatiques insolubles. Le symptôme s'avère être une figure de Janus. Il a un côté très mobile, qui est le côté sens ou vérité du symptôme. Ce côté variable se déplace de vérité en vérité. Lacan se réfère à cela comme à la varité du symptôme (20), dans lequel il combine la vérité et la variété dans un néologisme. Mais malgré l'éventail inépuisable de significations que l'on peut attribuer à un symptôme, il reste un côté jouissance réelle inerte, non réductible à la dialectique. Avec le symptôme comme satisfaction et non comme vérité inconsciente, nous revenons à un point de fixation qui n'est plus l'inertie d'une image, ni l'inertie d'un scénario, mais l'inertie d'un symptôme comme phénomène de jouissance, comme événement corporel.

J'emprunte à Jacques-Alain Miller la métaphore de la cloche que je trouve éclairante : "Si la première fois qu’une cloche bat, il se produit une fêlure, vous continuerez ensuite, chaque fois que vous sonnerez le carillon, à entendre cette fêlure de la cloche. La jouissance, c’est cette fêlure-là, c’est la fêlure de la cloche.” (21) C'est une belle métaphore qui donne une idée du symptôme dans le dernier enseignement de Lacan. Nous pouvons considérer la cloche comme une métaphore de la substance du corps et le battant comme une métaphore du signifiant qui la frappe. La fêlure, la fissure qui en découle est la marque, l'inscription de ce signifiant, de ce S1 comme signifiant - tout seul - sur le corps. Le signifiant a acquis un tout autre statut en tant qu'indice fixe d'une inscription permanente et non plus en tant que signifiant articulé à d'autres signifiants dans une chaîne avec son ordre linguistique. Il s'agit désormais de signifiants isolés, hors de la chaîne, qui frappent le corps dans une rencontre fortuite, traumatique, et sont à l'origine d'un événement de jouissance qui se fixe. Ce n'est donc pas un signifiant articulé qui installe un ordre, mais un signifiant qui provoque une perturbation et est à l'origine d'une jouissance dite traumatique car toujours inappropriée. Une jouissance qui entraîne une clocherie, quelque chose qui n'est pas juste, pas correct. En d'autres termes, la frappe qui provoque une fêlure dans la cloche produit un faux son. Chaque fois que l'on sonne la cloche - c'est-à-dire chaque fois que l'on parle, quelque chose de ce faux ton continuera à résonner, à résonner à travers elle.

La même métaphore de la cloche nous permet d'entendre comment la dimension de la parole a changé. Toujours dans son enseignement classique, la thèse de Lacan est que quelque chose résonne, qu'il y a une résonance que l'on doit entendre par la parole. Dans Fonction et champ de la parole et du langage(22) nous lisons à plusieurs endroits que ce qui, dans la parole, fait office de résonance est l'inconscient, selon l'adage Moi la vérité je parle. Dans un enseignement ultérieur, il faut entendre la jouissance résonner à travers la parole, selon le nouvel adage là où ça parle ça jouit. Ce qui résonne encore et encore, c'est un mode de jouissance très singulier qui est la marque de fabrique singulière d'un sujet. On reconnaît un sujet à sa forme fixe de jouissance, c'est-à-dire à son symptôme.

Ce dernier enseignement s'accompagne d'une orientation inversée de la cure qui met fin à l'illusion d'un passage possible. Les époques précédentes s'accompagnaient d'une orientation de la cure qui visait à dissoudre les fixations singulières dans une dialectique universelle. L'orientation de la cure qui accompagne ce dernier enseignement vise au contraire à ramener le sujet à ces impacts initiaux les plus contingents des signifiants sur son corps, qui ont fixé un mode de jouissance singulier qui échappe à toute dialectique (inconsciente) (23). L'inconscient, structuré comme un langage, n'est rien d'autre qu'une machine d'interprétation mobile qui, à partir de ces signifiants hors-sens, élucubre(24) un savoir qui sera toujours une fiction qui ne pourra jamais corriger complètement la fixation du symptôme. La nature permanente de l'inscription implique qu'aucune solution n'est possible. Une cure se termine par un reste absolu, un sinthome singulier comme un noyau incurable qui ne peut être complètement réduit. (25). À la fin d'une expérience analytique, on peut atteindre une satisfaction qui est moins destructrice et moins nocive. On peut parvenir à savoir comment gérer une jouissance réelle qui est enfermée dans le sinthome, mais on ne sera jamais complètement guéri de son sinthome. Ce sera toujours un équilibre instable et jamais pastoral, psychiquement équilibré et sain.

Une expérience psychanalytique est dirigée vers le réel et ce réel présuppose, au-delà des structures cliniques, une solution sinthomatique qui sera toujours en équilibre instable. La position que l'on prend à cet égard est un choix éthique qui détermine si l'on est dans la psychanalyse ou dans la santé mentale.

Références

(1) Conférence au séminaire théorique du PPaK le 27 avril 2019, dans le cadre du module Op drift of gedreven.

(2) Pasqualin, D., Voir rouge: morceaux choisis, in La Cause du désir n° 95, avril 2017, p. 135.

(3) Lacan J., [1959-1960], Le Séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1986, p. 106.

(4) Freud, S., [1905], Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie, Gesammelte Werke V, Werke aus den Jahren 1904-1905, Fisher Taschenbuch Verlag, Frankfurt am Main, 1999, p. 144-145. Cf. Oeuvres complètes, vol. 6, p. 180-181.

(5) Freud, S. [1905], Trois essais sur la théorie sexuelle, in Oeuvres complètes, vol. 6, Presses universitaires de France, Paris 2006, p. 173.

(6) Freud S. [1915], Pulsions et destins de pulsions, in Oeuvres complètes, vol. 7, Presses universitaires de France, Paris 2005, p. 170.

(7) Lacan, J., op. cit. p. 106.

(8) Freud, S. [1915], Le refoulement, in Oeuvres complètes, vol. 8, Presses universitaires de France, Paris 2005, p. 193.

(9) Freud, S. [1937], Constructions dans l’analyse, in Oeuvres complètes, vol. 20, Presses universitaires de France, Paris 2010, p. 57-73.

(10) Freud, S. [1939], L’homme Moise et la religion monothéiste, in Oeuvres complètes, vol. 20, Presses universitaires de France, Paris 2010, p. 154:

(11) Freud, S. [1920], Au-delà du principe de plaisir, in Oeuvres complètes, vol. 20, Presses universitaires de France, Paris 2010, p. 273-338.

(12) Lacan J., [1959-1960], Le Séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1986, p. 106.

(13) Miller, J.-A. [1977], Le Séminaire de Barcelone sur Die Wege der Symptombildung, in Le symptôme-charlatan, Seuil, Paris, 1998, p. 11– 53.

(14) Freud, S. [1916-1917], Leçons d’introduction à la psychanalyse, in Oeuvres complètes, vol. 14, Presses universitaires de France, Paris 2010, p. 265-281.

(15) Ibidem, p. 371-390.

(16) Ibidem, p. 283-295.

(17) Miller, J.-A., L’orientation lacanienne, L’Être et l’UN, 2010 - 2011, onuitgegeven cursus.

(18) Lacan, J. [1951], Intervention sur le transfert, in Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 215-226.

(19) Vander Vennet, L., “Se faire”: een acefale subjectmodus zonder subject. Over de drift in Lacans XIe seminarie., Conférence dans le cadre du séminaire théorique du PPaK, le samedi 15 decembre 2018, non publié

(20) Hoornaert, G. en Vander Vennet, L., De ‘variteit’ van het symptoom, in INWiT n° 2/3, maart 2007, p. 359.

(21) Miller, J.-A., L’économie de la jouissance, in la Cause freudienne n° 77, Navarin, 2011, p. 146.

(22) Lacan, J. [1953], Fonction et champ de la parole et du langage, in Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 299 en p. 322.

(23) Miller, J.-A., Nous sommes poussés par des hasards à droite et à gauche, in la Cause freudienne n° 71, Navarin, juin 2009, p. 63 – 72.

(24) Miller, J.-A., L’interprétation à l’envers, in La Cause freudienne n° 32, Navarin, 1995, 9-13.

(25) Miller, J.-A., Lire un symptôme, in Mental n° 26, Seuil, juin 2011, p. 49 – 58.